Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

Les déchets : quelques chiffres.

Pour une gestion moderne et soutenable des déchets ménagers et assimilés La production sans cesse croissante des déchets constitue un risque majeur pour l’environnement. Comment essayer d’infléchir cette logique du "toujours plus" en adoptant de nouveaux comportements ?

Pour parvenir à une stabilisation du volume de déchets (puis à une baisse) il faudrait des politiques publiques incitatives dans le domaine fiscal visant à réduire les conditionnements industriels et à encourager la commercialisation des "produits Recharge".

Concernant les ordures ménagères, les collectivités territoriales peuvent sensibiliser la population par exemple dans des actions "réduction des sacs de caisse", "stop pub", par des facilités pour le tri, le compostage, le développement du réemploi...

Après le tri sélectif, devenu maintenant un réflexe partagé, il faut agir pour que les gestes de prévention des déchets deviennent une pratique courante en se disant que "le déchet le plus facile à éliminer est celui que l’on ne produit pas".

Seule une combinaison de mesures pourra faire bouger les choses, en particulier en informant et en éduquant les gens et en donnant les moyens réels de procéder à un tri (poubelles adéquates) avec un accompagnement dans la démarche. Il ne faut pas omettre de les faire participer au circuit socioéconomique de ce tri par un retour d’information (qu’a-t-on fait des décrets triés ?). Le citoyen-acteur a le droit d’être consulté, entendu et associé aux démarches des dispositions locales et des plans départementaux.

Tout ceci suppose une coordination entre les pouvoirs publics, les entreprises, les médias et les citoyens en insistant sur le fait que "trier ses ordures ménagères, c’est voter tous les jours pour l’environnement" et que parallèlement il faut "trier ses achats" pour limiter la quantité de déchets.

Une gestion soutenable des déchets doit donc intégrer l’évitement des déchets, le tri, la collecte, le recyclage, la valorisation, le traitement et le stockage, en sachant que "tout traitement est d’autant moins coûteux qu’il est valorisé".

Quand tout le système est en place, la gestion du tri des déchets (et des achats) est celle d’un éco-citoyen qui sait ce qu’il fait, pour qui et pour quoi.

Quelques chiffres
(Sources : IFEN, ADEME, Bretagne environnement et Conseil général du Finistère)

En France, on estime la quantité des déchets ménagers à 28 millions de tonnes en 2000, le total des déchets municipaux s’élevant à 47 millions de tonnes.

En Bretagne, en 2001, le gisement d’ordures ménagères est de 1 182 000 tonnes (+ 1,2% par rapport à 2000) soit 407 kg/ hab/an (750 kg aux USA, 120 kg en Chine). Moins de 35% des ordures ménagères sont valorisées en production d’énergie en 2001. Une tonne d’ordures ménagères incinérée conduit à la production d’environ 250 kg de mâchefers et de 30 à 50 kg de résidus d’épuration de fumées (REFIOM), soit pour la Bretagne en 2002, 96 000 tonnes de mâchefers et 27 000 tonnes de REFIOM, plus 18% par rapport à 2001 (ceci est dû à une meilleure qualité des systèmes d’épuration mis en place).

Dans le Finistère, en 2000, la collecte des ordures ménagères représentait 360 000 tonnes ; la part recyclée n’étant que de 15,7% soit 56 000 tonnes (dont 32 400 t de verre et 2 760 t de plastique). 220 000 tonnes sont incinérées dont 205 000 tonnes avec valorisation énergétique.

En raison de l’absence de centre de stockage de déchets ultimes dans le Finistère, 195 000 tonnes de déchets sont exportées chaque année soit l’équivalent de 5 000 camions.


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