Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

Les arguments des associations de défense de l’environnement

Vous trouverez ci-dessous les principaux communiqués, argumentaires, prises de position du collectif Gaspare (Garantir l’Avenir Solidaire Par l’Autonomie Régionale Énergétique) à propos du projet de centrale au gaz en Bretagne.

Le réseau gazier menacé par la production d’électricité

communiqué inter-associatif du 6/01/2011

Plusieurs associations font valoir que depuis 2006, plusieurs projets de centrales électriques au gaz naturel sont en cours d’étude, d’autorisation ou de construction sur l’ensemble du territoire national.

Elles ont demandé une audience auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’actuelle ministre de l’Écologie et du Développement durable afin d’exposer "les conséquences du développement trop important de centrales thermiques gaz dans le paysage énergétique français, et plus particulièrement de leur impact considérable sur les tarifs et conditions d’accès aux réseaux de transport de gaz naturel".

Selon les 4 associations signataires, les centrales électriques à cycle combiné au gaz naturel, dites CCG, constituent une menace à différents niveaux en raison de leur développement non contrôlé selon un cadre national. Ainsi, le doute subsiste notamment en termes de sécurité énergétique, de pérennité des services publics du gaz et de l’électricité, et de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre.

Dans la lettre ouverte formulée à l’attention de la ministre, il est dit que ces centrales nécessiteraient d’énormes quantités de gaz : un CCG de 400 MW équivaut à une consommation comparable à celle de l’agglomération rennaise, selon GRTGAZ. Par ailleurs, il apparaît que selon les prévisionnels des GRT, et ceci malgré certaines insuffisances relevées dans les études (sous-évaluation du parc prévisible de CCG à l’horizon 2020 – dont 5 tranches représentant une puissance de 2,4 GW avec mise en service dès 2013, pas de prise en considération d’épisodes de froid intense, de risques d’indisponibilité de l’un ou l’autre ouvrage, prise en considération d’ouvrages non décidés à ce jour, ...), une augmentation de plus de 20 % de la consommation nationale de gaz sur dix ans, serait intégralement imputable au développement de ces centrales.

Cette consommation importante de gaz amènerait selon les associations à une congestion probable du réseau, avec à la clé une situation critique dès l’hiver 2011-2012, une incapacité du système à soutenir l’ensemble de la demande établie à 21 jours en 2013 et à 52 jours en 2015 !

Ensuite, le coût des investissements nécessaires représenterait près de 3 milliards d’Euros. Enfin, la proposition tarifaire formulée par la Commission de Régulation de l’Energie ne permettrait pas toujours selon elles à assurer l’équité du service public du transport de gaz naturel, ni de garantir la pérennité de la sécurité d’approvisionnement du système gazier. Et d’ajouter "Aucune proposition concrète n’étant à noter du côté des producteurs d’électricité".

Pour terminer, le collectif a formulé 4 revendications principales en vue de l’adoption prochaine de nouvelles règles tarifaires d’accès au réseau de gaz naturel appliquées aux CCG.

1. Une juste répercussion des coûts générés par les utilisateurs du réseau de gaz naturel (révision complète de la proposition tarifaire actuelle)

2. L’intégration dans la nouvelle proposition tarifaire, la prise en charge des renforcements du réseau de transport rendus nécessaires uniquement par le déploiement des CCG sur le territoire : soit 2,8 milliards d’euros selon les opérateurs gaziers.

3. Un approfondissement de l’étude des risques sur la sécurité d’approvisionnement effectuée par les GRT en mars 2010

4. La nouvelle proposition tarifaire anticipe les mesures préventives fondées sur le marché et axées sur la demande en gaz naturel, telles que préconisées par l’Union européenne le 20 octobre dernier. (src : TDR / ADPSE / PDCBA / CURC)

Le Collectif "Pour une énergie durable en Bretagne" devient le Collectif GASPARE

Le 10/12/2010 Le Collectif "Pour une énergie durable en Bretagne" devient le Collectif GASPARE, Garantir l’Avenir Solidaire Par l’Autonomie Régionale Énergétique.

Le collectif GASPARE a pour objectifs :
- de combattre le projet de centrale au gaz à Lanvian (Guipavas - Saint-Divy), ou ailleurs ;
- de proposer des alternatives qui permettront une réelle autonomie énergétique de la Bretagne, du Finistère et du pays de Brest en particulier.

Il regroupe : Des riverain-e-s, des citoyen-ne-s, des élu-e-s Des associations : Abers Nature (Plabennec), AE2D (Brest), Approche Eco-Habitat (Plourin-les-Morlaix), Cohérence (Lorient), Comité de vigilance pour la qualité de l’environnement de BMO (Brest), Cyber@cteurs (Quimper), DES (Landerneau), Saint-Divy doit dire non à la centrale (Saint-Divy), S-Eau-S (Landerneau), Sortir du nucléaire Cornouaille (Quimper) Des formations politiques : BNC - Autre gauche (Brest), Cap 21, Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, KEG - Kemper l’écologie à gauche (Quimper), MoDem 29, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank

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Lettre au président du centre ClimSAT

Débat. « Non à la centrale électrique

Débat. « Non à la centrale électrique »

- La pointe ou l’intérêt des actionnaires (Dont l’État Français qui en est un également)

http://www.dailymotion.com/video/xf...

Création du collectif « Pour une énergie durable en Bretagne »

18/10/2010

En réponse au projet de centrale électrique au gaz à Guipavas : création du collectif « Pour une énergie durable en Bretagne » et organisation d’un grand débat public

Le vendredi 15 octobre, 80 personnes se sont réunies à Guipavas pour organiser l’opposition au projet de centrale électrique au gaz de 450 MW annoncé par le préfet de Région et le président du Conseil régional. Cette réunion s’est tenue en présence de 5 représentants du Collectif Urgence Réchauffement Climatique (CURC) 22 qui a conduit durant trois ans et gagné le combat contre un projet similaire à Ploufragan, près de Saint-Brieuc. Les représentants du CURC 22 ont mis en évidence que les projets de centrale électrique au gaz, qui fleurissent un peu partout en France, ne répondent pas à des exigences de sécurisation de l’approvisionnement électrique mais à les intérêts financiers privés, dans un contexte général de libéralisation et de disparition du service public de l’énergie. Les personnes présentes ont décidé de s’organiser en collectif, ouvert aux organisations démocratiques (associations, syndicats, partis) et aux particuliers. Ce collectif s’est donné pour mission d’obtenir l’abandon du projet de centrale électrique au gaz, que ce soit à Guipavas ou ailleurs, mais aussi de promouvoir un autre modèle énergétique pour la Bretagne basé sur les économies, l’efficacité énergétique et le développement de toutes les énergies renouvelables disponibles.

Le collectif « Pour une énergie durable en Bretagne » (nom provisoire) tiendra sa prochaine réunion le vendredi 5 novembre, à 20h, à Guipavas. Il a d’ores et déjà pris la décision d’organiser dans les meilleurs délais une grande réunion publique sur l’énergie dans le pays de Brest, à laquelle seront invités des intervenants extérieurs, professionnels de l’énergie ou élus qui ont mis en oeuvre des politiques énergétiques innovantes dans leur territoire.

Le collectif « Pour une énergie durable en Bretagne » :

  • Des riverain-ne-s et des citoyen-ne-s
  • Des associations : Cohérence – Lorient, Abers nature – Plabennec, S-Eau-S de anderneau, DES (Démocratie Ecologie Solidarité) – Landerneau, AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables) – Brest
  • Des formations politiques : UDB, Europe Ecologie/Verts, NPA, KEG (Kemper l’écologie à gauche) – Quimper

LA CENTRALE ET LA LIGNE THT DE LA HONTE

Octobre 2010

Le président du Conseil régional et le Préfet de région viennent d’annoncer un projet de centrale à cycle combiné à gaz de 450 MW dans le nord Finistère et une ligne THT de 225 000 V entre Lorient et Saint-Brieuc.

HONTE à ceux qui acceptent en Finistère un projet dont l’absurdité a été démontrée en Côtes d’Armor.

HONTE à ceux qui se voilent la face sur l’effet de serre et les dérèglements climatiques qui s’accélèrent : une centrale de 232 MW à Ploufragan c’était déjà plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des établissements bretons soumis à déclaration, alors que dire de 450 MW !

ADIEU les programmes volontaristes et ambitieux de sobriété et d’efficacité énergétique, bonjour les plans climats-énergie « bidon » et la consommation à tout va : RTE (Réseau de transport d’électricité) tirait la sonnette d’alarme sur 60 à 300 heures de pointes de consommation hivernales et on voudrait faire fonctionner une centrale 5 mois par an minimum (en semi-base) !

ADIEU le développement véritable des énergies renouvelables de nos territoires. Avec un gros point d’injection d’électricité et une nouvelle ligne THT, on prolongerait la logique du réseau centralisé hérité du nucléaire. On tournerait résolument le dos à la mise en place d’un nouveau type de réseau sectorisé et maillé, indispensable à la collecte locale des points d’émission diffus (éolien, photovoltaïque, etc.) et nécessaire à la gestion intelligente de nos consommations.

HONTE à ces industriels qui confondent d’une part, les coupures et micro-coupures actuelles dues au manque d’entretien du réseau depuis 10 ans et d’autre part, d’hypothétiques délestages pour manque d’électricité.

HONTE à ces aveugles qui nous proposent un outil qui sera précisément incapable de faire face aux extrêmes pointes hivernales, dans un réseau de gaz congestionné par la multiplication en cours sur le territoire national des centrales au gaz de GdF-Suez, Direct Energie, Poweo etc.

HONTE à M. LE DRIAN qui, délaissant l’intérêt général, adhère sans aucun discernement aux discours des industriels pour aller ensuite imposer ces vues-là aux autres élus bretons.

HONTE à tous ces décideurs, Etat, élus, opérateurs économiques, qui ont la bouche pleine de « développement durable » et posent en même temps des actes qui lui font insulte.

HONTE à ces décideurs qui mettent en place un simulacre de démocratie participative où la présence des associations, dont les propos ont été détournés en juillet, ne sert qu’à cautionner des choix faits d’avance.

HONTE à BMO (Brest métropole océane) si elle venait à accepter l’implantation de cette centrale sur son territoire, alors qu’elle héberge CLIMSAT, organisme de l’ONU destiné à la lutte contre les dérèglements climatiques. Pire, elle renierait sa contribution écrite de 2009 au débat sur l’énergie 1 : « Enjeu : plus de production = plus de consommation : … Ce n’est pas en créant des unités de production que nous maîtriserons la demande. C’est bien en pratiquant doucement mais sûrement une politique auto contraignante et expliquée, puis en développant des stratégies de substitution à la consommation (MdE) que nous y arriverons. » « Enjeu : quels risques ? … chacun est en capacité à comprendre que si l’on ne veut pas augmenter sa facture électrique, on ne commence pas par augmenter la puissance de son compteur.... » Quant au plan climat de BMO qui doit être acté fin 2010 puis mis en oeuvre sur la période 2010-2012, il ne vaudrait plus guère que chiffon de papier !

Après avoir su rejeter Plogoff, allons-nous laisser s’installer le prolongement de la logique nucléaire : gaspillage, dépendance des importations, ressources en voie d’épuisement, centralisation et réseau THT ?

Non M. LE DRIAN, vous ne tournez pas le dos à Plogoff ! 30 ans après vous y revenez : le projet en région brestoise est la béquille du nucléaire qui ne sait pas faire face aux pointes de consommation des millions de chauffages électriques dont ce système nous a accablés, dans le seul but de vendre toujours plus d’électricité aux dindons de la farce que nous sommes.

350 millions d’€ pour une centrale, 250 millions d’€ pour une THT, et autant pour le renforcement du réseau de gaz : pour le plus grand profit de groupes industriels privés, avec la complicité coupable de nombre d’élus.

Plutôt que de céder à la tristesse de ces perspectives, nous avons collectivement le devoir de lutter, dans l’esprit de Plogoff, pour que le bon sens l’emporte, en transportant notre combat de Ploufragan en Finistère. Le 27 septembre 2010 AE2D (Agir pour un Environnement et un Développement Durables) - Brest CURC 22 (Collectif urgence réchauffement climatique) - Ploufragan Sortir du nucléaire Cornouaille - Quimper

- L’historique du combat gagnant de Ploufragan par André Ollivro du CURC 22 : http://www.dailymotion.com/video/xf9em6_non-a-la-centrale-gaz-a-guipavas-2_news

Site du CURC22 : http://centrale-ploufragan.org/

Si vous ne le connaissez pas, consulter le, vous y trouverez l’historique de leur combat et bien plus…

Pour en savoir plus

Le site d’AE2D : http://www.ae2d.infini.fr/

Un wiki regroupant tous les articles de presse relatifs à ce projet de centrale au gaz : http://brest-dd.net/index.php/Lanvian_projet_de_centrale_au_gaz


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