Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

Le point de vue des associations sur le SAGE Elorn

Le Sage : « Ni usine à gaz, ni remède miracle » - Landerneau

Ouest France du 10/11/2009

mardi 10 novembre 2009 Jean-Yves Kermarrec et Gérard Sponnagel, président et secrétaire de l’AAPPMA ; Arnaud Clugery, d’Eau et Rivières de Bretagne ; Jean-Pierre Le Gall, de Bretagne vivante et Patrick Gouez, d’Eau et Rivières.

Les représentants locaux de l’AAPPMA, Eau et Rivières de Bretagne et Bretagne vivante invitent les citoyens à prendre connaissance du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sage).

Pourquoi s’intéresser au Sage Elorn

Le titre du document, actuellement à la disposition de tous en mairie dans le cadre d’une enquête publique (Ouest-France du 29 octobre), ne donne pas franchement envie. Son épaisseur encore moins. Et pourtant, « le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux nous concerne tous : ce document de planification comprend 77 recommandations qui, si elles sont suivies, doivent permettre d’assurer le retour au bon état écologique de l’Elorn, mais aussi de la Penfeld, de la Mignonne, du Camfrout et des cours d’eau brestois à l’horizon 2015 », expliquent Jean-Yves Kermarrec, Gérard Sponnagel, Arnaud Clugery, Jean-Pierre Le Gall et Patrick Gouez, membres de l’AAPPMA (1), d’Eau et Rivières de Bretagne et de Bretagne vivante. « Travail de fourmi »

Ces trois associations ont participé à la rédaction du Sage local, « outil mis en oeuvre partout en France pour répondre aux obligations imposées par l’Europe dans sa directive Cadre sur l’Eau ». Pas moins de quatre ans ont été nécessaires pour finaliser le document qui, outre des objectifs chiffrés, contient aussi un état des lieux de l’eau et des milieux aquatiques. « Pour cela, nous avons épluché les analyses et données statistiques particulièrement nombreuses ici, grâce aux travaux des chercheurs d’Ifremer et universitaires. Un vrai travail de fourmi ! »

Bon compromis

Le Sage est aussi le résultat d’une réflexion collective menée au sein de la commission locale de l’Eau, qui réunit plus d’une cinquantaine d’élus, associations et usagers de la vallée de l’Elorn et ses environs. « Les réunions ont parfois été houleuses », confie Jean-Yves Kermarrec, notamment entre environnementalistes et agriculteurs. Au final, « le Sage est une somme de bons compromis trouvés dans le souci de l’intérêt général ». Les environnementalistes ont ainsi voté pour la réduction de 30 % du flux de nitrates à l’horizon 2022. « On atteindrait 21 mg/l. Alors que pour mettre un terme aux marées vertes en rade de Brest, il faudrait viser sous la barre des 10 mg/l... »

Des dispositions « réjouissantes »

Le bannissement des produits phytosanitaires dans 50 % des communes membres de la Clé, la création d’aire de carénage pour la plaisance « diffuse », l’inventaire des pertes de zones humides et les mesures de compensations, les actions volontaristes en matière d’économie d’eau ou encore les dispositions concernant la bactériologie comptent parmi les recommandations jugées « bonnes » par les environnementalistes.

Peut mieux faire

« Les moyens évoqués pour réduire le flux de nitrate ne sont pas vraiment mentionnés et les projets routiers, de Lanrinou à Landerneau par exemple, ne sont pas rassurants, regrettent-ils. Conclusion ? Le Sage n’est pas un remède miracle, mais pas non plus une usine à gaz. Nous émettrons donc un avis favorable au Sage, mais serons très vigilants quant à sa mise en oeuvre. Et nous invitons les citoyens à faire de même ! »

Julie LEMARCHAND. (O.F.)


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