Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

La gestion écologique des bords de route (constats)

Le printemps, c’est le moment où ressort un drôle d’animal ! Un prédateur féroce muni d’un bras armé de couteaux à qui rien ne résiste : l’épareuse.  JPEG - 64.6 ko

Atteintes au niveau de la structure du sol :

Tout le monde connaît le phénomène d’érosion de nos talus du à l’arrachage intempestif de haies dans notre région qu’il y a eu à une époque. Il faut savoir que l’entretien de ces derniers par l’épareuse accentue ce phénomène et ceci pour deux raisons. Tout d’abord, le fait de couper systématiquement à ras fait qu’au bout d’un moment, l’herbe disparaît et laisse place à des zones de terre mises à nu. Ensuite, les couteaux décapent le sol en arrachant les grosses touffes de graminées au lieu de les couper. S’en suit tout logiquement, une forte érosion due aux pluies et à la longue un effondrement du talus.  JPEG - 47.7 ko

Atteintes au niveau de la flore :

En effet, le plus souvent, la fauche est faite précocement dans la saison et les fleurs n’ont pas le temps de grainer pour assurer leur renouvellement. Ensuite, l’utilisation de ce mode d’entretien par fauches sans ramassage a pour effet d’enrichir à chaque passage le milieu et donc de favoriser l’installation d’espèces comme les orties, les chardons, les rumex aux dépens d’une flore spontanée riche et diversifiée ! La végétation est ainsi dominée par des espèces nitrophiles, c’est à dire des espèces caractéristiques des milieux riches en azote. Généralement il s’agit de plantes vigoureuses et élevées à feuillage dense. De par leur fort pouvoir colonisateur, ces espèces forment souvent des groupements végétaux peu diversifiés, dominés par un petit nombre d’espèces. JPEG - 22.6 ko Quand l’épareuse ne suffit pas, la débroussailleuse achève le travail !

Atteintes au niveau de la faune :

Là non plus, inutile de vous dire que lorsqu’on broie à quelques millimètre du sol toute la surface enherbée d’un talus, cela n’est pas sans conséquences pour les animaux. Outre tous les animaux qui vivent directement sur le talus, bon nombre d’insectes dont ce n’est pas l’unique milieu de vie payent aussi un lourd tribut ! Prenons par exemple le papillon. On pourrait penser qu’il échappe facilement à l’épareuse car il peut voler ! Cependant, le passage de l’engin broie, les chenilles, les chrysalides et les fleurs dont il se nourrit. Plus de reproduction, plus de nourriture : la boucle est bouclée…

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