Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

6.Vu dans la presse oct 2010

Le contournement routier sur les rails (Le Courrier du Léon)

Vendredi dernier, les élus de Brest métropole océane ont confirmé leur volonté de faire avancer le projet de contournement nord-ouest de l’agglomération. Selon un tracé qui donne de l’urticaire aux défenseurs de la nature.
—  JPEG - 53.6 ko Pour Jacques Pérennès et les membres du collectif de la vallée du Restic, le tracé du contournement routier de l’agglomération ne passe pas...

Le projet ne date pas d’hier. Et, finalement, nul ne conteste vraiment la nécessité de soulager le trafic automobile que supporte aujourd’hui le boulevard de l’Europe, au nord- ouest de l’agglomération. Mais la volonté de BMO de faire passer la future voie de contournement routier par une petite vallée aujourd’hui laissée à l’état naturel a mis le feu aux poudres. « À l’issue de la "concertation" ; menée de façon déplorable en 2009 par BMO, nous avons décidé de nous battre. Car il existe d’autres solutions que celle de faire passer une route au cœur de la vallée du Restic, une zone sensible protégée, où l’on trouve des zones humides et des espèces rares ! », résume Jacques Pérennès, représentant du collectif de la Vallée du Restic *.

« ESPACE NATUREL REMARQUABLE » Dernier argument en date pour les défenseurs de la vallée : la découverte de l’existence, dans les herbes du Restic, de l’alyte accoucheur, un petit crapaud qui fait l’objet d’une protection au niveau national comme européen... « Quoi qu’on en dise, la nature a repris ses droits dans la vallée, et si les choses ont un peu été laissées à l’abandon, il faudrait avant tout remettre le site en valeur ; pas y faire passer une route départementale ! » Des arguments que les défenseurs du Restic ont répétés, vendredi soir, lors du conseil communautaire. « Il n’est pas trop tard pour signifier votre refus d’un passage d’une route à grande circulation au milieu d’un espace naturel remarquable », a rappelé Jacques Pérennès aux élus. Lesquels ont en partie seulement suivi l’appel : les Verts, l’UDB et une élue du groupe indépendant Agir pour Brest ont voté contre la délibération à l’ordre du jour. Pas de quoi freiner le projet. Le conseil communautaire s’est donc prononcé en faveur de la poursuite de la procédure qui conduira à ce fameux contournement nord- ouest de l’agglomération, à l’horizon 2014. Les élus ont ainsi approuvé le dossier préalable à la Déclaration d’utilité publique et la demande d’ouverture d’une enquête publique qui pourrait se tenir à compter de l’été 2011. « Poser cette date, en pleines vacances d’été, reflète bien fa volonté de passer en force », siffle Jacques Pérennès. « Faux », rétorque-t-on à BMO, en assurant qu’il ne s’agit là que d’une échéance qui pourra être déplacée pour permettre au plus grand nombre de participer à l’opération. « Malgré ce vote, il ya encore une marge de manœuvre, et nous comptons notamment beaucoup sur notre petit crapaud pour peser », promet en tout cas Jacques Pérennès. * Qui regroupe des anonymes et riverains de la vallée, /’association Agir pour un environnement et un développement durables, Brest à pied et à vélo, Bretagne vivante ou Eaux et rivières.

« Bilan écologique positif »

Le projet de contournement tel qu’adoubé par les élus prévoit un tracé d’un peu plus de 4 kilomètres, qui relierait la sortie de l’échangeur de Kergaradec à l’actuel rond-point de l’usine d’incinération du Spernot, le tout passant donc par la vallée du Restic. Objectif de cette voie nouvelle dont le coût est estimé à 7,7 millions d’euros ? Faciliter les échanges est-ouest dans l’agglomération, désengorger le Boulevard de l’Europe, à saturation aux heures de pointe, desservir les zones d’habitat actuelles et à venir au nord du quartier de Lambézellec, tout en contribuant à diminuer le trafic automobile au cœur du bourg de ce même quartier. Le collectif du Restic s’insurge contre le tracé, mais d’autres riverains ont pris fait et cause pour cette option. Quant aux arguments environnementaux avancés par les défenseurs de la vallée, BMO leur oppose l’étude d’impact réalisée sur le dossier. Celle-ci ne nie pas les conséquences du futur chantier sur la faune et la flore locales, mais en vient malgré tout à la conclusion qu’in fine ces conséquences seront « réversibles » et conduiront à « un bilan écologique positif », avec amélioration de la qualité des eaux et retour des zones humides. À noter également qu’une enveloppe de 3,3 millions d’euros est prévue en marge du budget proprement dit, et consacrée « aux mesures d’insertion environnementales » (protections phoniques, aménagements paysagers et d’accompagnement de la voie...).

Le Courrier du Léon - Brest - 29 octobre 2010

Vallée du Restic. Le collectif ne désarme pas (Le Télégramme)

Le collectif de sauvegarde de la vallée du Restic continue de penser que le projet de Brest Métropole Océane pour la voie de contournement de Lambézellec n’est pas bon. Hier après-midi, il appelait à entretenir une parcelle.
—  JPEG - 51.3 ko Hier, le collectif a entretenu une parcelle privée sur laquelle avaient été plantés symboliquement, l’an dernier, un pommier et un ginkgo biloba.

Tout récemment, BMO a adopté à la majorité le dossier d’utilité publique, ce qui donnera lieu à une enquête. Le collectif de sauvegarde de la vallée du Restic continue de penser que d’autres solutions que celle choisie sont possibles pour la liaison entre la route départementale 205 (Spernot) et la 112 (Kergaradec). Hier, Jacques Pérennes évoquait la route départementale 67 qui va de Guipavas à Saint-Renan. Également la rue de Loscoat.

« Une biodiversité à protéger » Le collectif continue de défendre l’intérêt de la vallée « comme corridor vert », et fait état de la biodiversité qu’elle recèle. Il y a peu, elle a mis en avant l’existence d’espèces protégées, comme un petit crapaud, l’alyte accoucheur. « BMO prétend qu’elle va améliorer les choses mais fait passer une route. Tôt ou tard, on regrettera de ne pas avoir la vraie nature », jugeait, hier, l’un des participants à l’opération. « À un moment, la route passera près d’un lotissement », ajoutait un autre. Symboliquement, le collectif est allé entretenir une parcelle où, l’an dernier, avaient été plantés un pommier et un ginkgo biloba. Le collectif pense d’ailleurs continuer avec des plantations plus alimentaires (légumes, potirons, potimarrons, etc.), d’autres pommiers également. Un projet de ruches est aussi évoqué.

Le Télégramme - Brest - 31 octobre 2010


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