Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

3.Restic, Lanrinou, même combat

Malgré le Grenelle de l’environnement, les projets routiers continuent de plus belle, détruisant des zones naturelles, des terres agricoles, perturbant des cours d’eau, coupant des couloirs écologiques.

Sur Brest, le fort développement, mal maitrisé, du trafic automobile a conduit les collectivités, BMO et le Conseil Général, à réaliser une nouvelle liaison routière dite de "contournement nord du quartier de Brest Lambézéllec" qui va raccorder à l’est, l’échangeur de Kergaradec (RD 112 ) et à l’ouest le rond point du Spernot (RD205).

Un collectif s’est créé pour s’opposer à ce contournement tel que présenté, il refuse les 2 variantes et surtout la variante n° 2 qui passerait par la vallée du Restic et la "massacrerait "à jamais. Malgré le vote favorable à ce projet du conseil communautaire du 26 juin, le collectif continue sa lutte. Le dossier complet est consultable en cliquant sur ce lien

Sur Landerneau, il est prévu une déviation, dite de Lanrinou, pour assurer la liaison entre les routes départementales 770 et 764 sur le territoire des communes de Landerneau, Pencran, Dirinon.

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La déclaration d’utilité publique a été obtenue le 8 Décembre 2000 et prorogée jusqu’au 8 décembre 2010. L’enquête parcellaire complémentaire a été approuvée par le conseil communautaire du Pays Landerneau-Daoulas du 27 MARS 2009 par 39 voix contre 1......... Jean-François Glinec, accompagné par quelques botanistes, a prospecté la zone impactée par la route qui va traverser ou bouleverser des habitats intéressants, le plus précieux étant les rochers à hyménophyles en sous-bois avec : l’hyménophile de Tunbrigense (protection nationale ) sans compter Dryopteris aemula (protection nationale ) et le Trichomanes speciosum .

On peut aussi ajouter l’escargot de Quimper , le lucane cerf volant et une hêtraie acidocline .

Dans les zones humides qui doivent faire les frais du futur tracé, il y a aussi des habitats communautaires : tourbières dégradées (Eur-157120), mégaphorbiaies (Eur -156430), et, de part et d’autre du tracé, des prairies à molinies (Eur-156410-6), des molinaies (Eur 156410-9), des landes mésophiles (Eur -154030-8).

Dans un des ruisseaux qui doit subir un recalibrage, il y a de nombreuses truitelles, des chabots, il est lui même un habitat communautaire, une rivière à renoncules.

Les dysfonctionnements hydrauliques (dérivation sur 100 mètres du ruisseau de Kerlezerien, busage sur 260 mètres de petits ruisseaux), les impacts paysagers (24000 m2 de zones humides ou marais remblayés, asséchés ou imperméablisés), les coupures de couloirs écologiques que ce projet va engendrer, méritent une révision complète de l’étude d’impact.

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Ces 2 projets illustrent bien les dégâts de l’urbanisme galopant, au détriment de la nature, considérée comme une ressource inépuisable dans laquelle on peut puiser sans vergogne. Les élus, dans leur grande majorité, n’ont pas pris conscience de la chute dramatique de la biodiversité et continuent sur le même schéma destructeur qui a prévalu pendant "les trente glorieuses". Consommer, comme nous le faisons maintenant dans le Finistère, 3 hectares par jour de terres agricoles et d’espaces naturels, est tout le contraire du développpement durable dont tout le monde se gargarise.

Or, comme le disait Michel Hervé Julien, fondateur de la SEPNB avec Albert Lucas, "la protection de la nature correspond à un impératif urgent pour l’avenir même de la communauté humaine qui lui est économiquement liée, pour notre bien-être de tous les jours, la santé de nos enfants, le bonheur de nos loisirs et l’équilibre de nos existences de plus en plus surmenées. La protection de la nature est en définitive aussi et surtout la protection de l’homme". Ces propos datent de.....1957.

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Ci-dessus, prairie humide relativement oligotrophe caractérisée par le carum verticillé (carum verticillata), le scorzonaire (scorzonera humilis), la linaigrette (ériophorum angustifoliul), la laiche à épis noirâtre (carex nigra) .... Ce sont des habitats en cours de disparition, car souvent petits, peu accessibles aux engins agricoles et de faible valeur fourragère, dans le meilleur des cas on y trouve quelques bovins mais pour combien de temps ?

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